19 avril 2009
EXERCICE 108 : les blancs jouent et gagnent
Voici une position typique "d'attaque en cours" que je vous encourage à obtenir et à être capable d'exploiter : les blancs ont volontairement concédé un déficit matériel conséquent (Une tour et un cavalier contre seulement 2 pions) pour conquérir l'initiative et mener une attaque contre le roi. Il leur faut maintenant conclure cette attaque. Saurez-vous choisir la bonne suite ? Rien n'est moins sûr, car elle n'est pas du tout intuitive. Le seul mot d'ordre est ici de "maintenir la pression"... Vous aurez donc compris qu'il ne s'agit pas simplement de récupérer le matériel investi !

Réponse : une fois n'est pas coutume, je ne détaillerai pas la solution ici. Je vous encourage à retrouver l'analyse de cette position dans le commentaire de la partie 58 de mon recueil (qui, je vous le rappelle, est téléchargeable gratuitement) ou dans l'animation ci-dessous.
bookvdm58.pgn
01 janvier 2009
LES MEILLEURES PARTIES D'UN AMATEUR ENTHOUSIASTE...
... qui était déjà visible sur calaméo, est désormais téléchargeable directement et toujours gratuitement ! Il n'est plus nécessaire de me le demander par mail ! Néanmoins, un petit mail de remerciement sera toujours apprécié ! De quoi s'agit-il ? D'un recueil de 61 parties écrites (avec enthousiasme !) par un joueur moyen ayant découvert la magie de la tactique aux échecs : avant tout un festival de plus de 150 combinaisons aussi faciles que spectaculaires tirées de parties jouées sur internet et analysées par Fritz. Même si cette démarche, sans doute trop naïve, n'a pas été jugée "vendeuse" par les éditeurs, il n'en reste pas moins ce petit recueil qui, je l'espère saura séduire tout amateur d'échecs et lui donner envie de se "lancer". Rien ne vous empêche, chers lecteurs, de m'envoyer vos meilleures parties (avec vos commentaires) pour un tome 2 un peu plus collectif !
Vous pouvez donc télécharger le document ici
22 novembre 2008
LA PROFONDEUR INSONDABLE DES ECHECS... POUR FRITZ !
Analyser, toujours analyser et analyser encore... Telle pourrait être la devise du joueur qui veut progresser aux échecs avec opiniâtreté. Dans mon manuscrit (que, je vous le rappelle, je vous envoie gratuitement sur demande et qui a eu droit à quelques critiques sympathiques sur echecsX, echecs et Fab, ou echecs passion tour, -oui je sais, un peu de pub, ça ne fait jamais de mal !-) j'avais analysé avec l'aide de Fritz 61 parties qui avaient comme principal intérêt leur combinaison finale. Je ne m'étais pas du tout appesanti sur les aspects stratégiques ou les idées des ouvertures et j'avais fait une confiance exagérée dans l'analyse tactique des variantes faite par Fritz... C'était une erreur, comme en témoigne l'exercice que nous nous sommes amusés à faire avec Philippe Kesmaecker (que je remercie chaudement pour le temps qu'il y a consacré) : je lui ai laissé choisir une partie du livre pour la commenter, afin qu'apparaisse dans le texte le niveau d'analyse du débutant (moi) et celui de l'expert (lui). Le résultat est très instructif, comme cela apparaît dans ce document que je vous encourage à télécharger ici. La partie choisie était la partie 27, sur laquelle je vous avais déjà fait plancher en mars dernier. Suite à mon 21e coup que je croyais fort, Philippe K a trouvé une défense très simple et redoutable que Fritz n'avait même pas évoquée dans son analyse. Lorsque je m'en suis étonné auprès de lui, il m'a fait une réponse pleine de bon sens sur les capacités de Fritz que je vous livre ici et qui je pense pourront vous faire mieux comprendre le rôle que ce logiciel peut avoir auprès des forts joueurs. Je trouve ce petit laïus, tout comme l'analyse de la partie, à la fois bien écrit, limpide, et très didactique !
Bonjour Vincent ! Tu t’étonnes des lacunes de
Fritz. En réalité, l’un des travers les plus courants chez les joueurs amateurs
que nous sommes est une confiance inconditionnelle dans les calculs et surtout
les évaluations de moteurs d’analyse tels que Fritz, Crafty ou Rybka, etc. et
c’est ce qui transparaît à travers les commentaires de tes parties. Entendons-nous,
ces logiciels sont extrêmement forts et il est clair que je perdrais un match
contre n’importe lequel d’entre eux sur un score sans appel. Pour autant ce ne
sont que des outils. On a fait toute une histoire sur
« l’ordinateur qui battait l’homme aux Echecs » parce que c’était un
gros fantasme de l’ego humain mais, à mon avis, c’est un débat sans objet.
Est-ce qu’il viendrait à l’idée d’un haltérophile de faire un concours avec un
chariot élévateur ? Est-ce que le champion du monde de natation ferait une
course avec un sous marin ? Fritz
est extrêmement fort en calcul brut, à condition que le calcul reste dans
certaines limites et qu’il ne se heurte pas au fameux « effet
d’horizon ». En revanche, lorsque la longueur du calcul dépasse ses
possibilités, ses évaluations peuvent être exactement à l’inverse de la
réalité. De la même façon, lorsqu’il n’y a rien à calculer, le logiciel donne
une évaluation sur les éléments durables de la position, notamment le matériel.
Cette évaluation peut s’avérer complètement fausse parce qu’elle ignore
certains facteurs qui ont parfois une importance capitale, comme la capacité
d’évoluer (= le potentiel) d’une position donnée. Il y a une foule d’exemples
sur ce sujet. Dans le cas précis qui nous occupe (ta partie que j’ai essayé de
commenter), un joueur expérimenté va avoir une méfiance naturelle à l’égard
d’un coup comme …Te8-e5. Il va sentir plus ou moins confusément qu’il y a trop
de pièces et pas assez de cases dans ce secteur. J’ai souvent entendu des
grands maîtres baser leurs explications sur des évidences du genre « un
pion ne peut pas reculer » (Karpov) ou bien « on ne peut mettre
qu’une seule pièce par case » (Andreï Sokolov). Cette deuxième La Palissade convient tout à fait
ici. Il n’est absolument pas surprenant qu’un moteur de calcul ne sente pas les
dangers d’un coup comme …Te8-e5. Le logiciel ne comprend pas, il ne ressent
pas, il n’a pas d’intuition. Bref, il ne pense pas. Pas plus qu’un tractopelle.
Pour progresser, il est capital d’analyser soi-même ses parties, « à
l’ancienne », avec un vrai jeu d’Echecs, un papier et un crayon. On note
d’abord tout ce qu’on a vu et pensé pendant la partie. Ensuite, on vérifie et
on analyse en bougeant les pièces comme s’il s’agissait d’une partie par
correspondance. C’est seulement après ce travail (qui prend environ deux heures
pour une partie) que l’on scanne les résultats avec un moteur d’analyse… Fritz
est un outil et il est très facile de mal l’utiliser. On a l’impression
d’avoir, en un clic, la vérité sur une position. C’est peut être vrai dans la
majorité des cas, mais il y a de nombreuses situations dans lesquelles –
heureusement ! – son jugement est complètement faux. Sans compter la
multitude de cas où il y a plusieurs vérités, comme dans la vie. De plus, il
peut être un facteur de stagnation, voire de régression échiquéenne. Il est
tellement plus facile de lancer Fritz que de réfléchir ! PK
19 juin 2008
UNE PETITE PAUSE DETENTE AU BUREAU ?
Je vous invite à consulter et à télécharger un diaporama contenant 32 petits problèmes tactiques. Compte tenu de sa taille (12 Mo, format .ppt), j'ai dû passer par Calaméo qui est, je vous le rappelle un excellent site pour mettre en valeur, publier et partager online tous types de documents. Ceux qui ne le connaissent pas encore pourront, je l'espère, feuilleter mon manuscrit. Et ceux qui auront encore quelques minutes à me consacrer peuvent me faire l'amitié de répondre à mon petit sondage. Merci à tous pour l'intérêt que vous portez aux échecs et à ses amateurs...
22 avril 2008
MON MANUSCRIT ONLINE SUR CALAMEO
Calaméo est un jeune site français qui est pour les documents ce que youtube est pour les vidéos : une plateforme libre d'accès et qui, ce qui ne gâche rien, est d'esthétique très soignée. J'ai donc profité de ce site pour vous permettre d'accéder online à l'intégralité de mon manuscrit. Pour voir à quoi cela ressemble, vous pouvez cliquer sur la petite animation en bas de ce message.
Ceux qui veulent le télécharger, peuvent toujours me le demander ici.
Enfin, pour qui, comme certains me l'ont déjà demandé, voudraient une version papier reliée (pour recueillir la poussière
sur une bibliothèque, caler un radiateur ou... tout simplement offrir !) j'ai trouvé le moyen de l'imprimer et de le relier (cf. photo ci-contre). Bien entendu, cela entraine quelques frais mais comme mon but n'est pas de faire du commerce, je mets un point d'honneur à vous le vendre à prix coûtant. Envoyez-moi un message si cela vous intéresse.
27 février 2008
PREFACE DU MI A CHERNUSCHEVICH
Chaque joueur d'échecs qui veut progresser s'est
posé au moins une fois la question de savoir quel élément du jeu il devait
travailler en priorité. La bonne réponse est de commencer par analyser ses
propres parties, car c’est la meilleure façon d'améliorer en même temps
l’ensemble des aspects du jeu, qu’il s’agisse des ouvertures, de la stratégie
du jeu positionnel, de la tactique ou les finales. Et dans cet exercice,
rien ne nous interdit de nous faire plaisir ! (Un dicton dit même sous
forme de boutade qu’il vaut mieux apprendre à partir des erreurs des autres
qu’à partir des siennes !) … Ce livre a été réalisé dans cet esprit et, à
mon avis mieux que beaucoup d’autres, vous permettra de découvrir les fautes
typiques des joueurs amateurs (que tous les "pros" que nous sommes
ont un jour commises il y a très, très longtemps !).
Nous avons tous l'habitude de voir les parties de
maîtres ou de grands-maîtres commentées par eux-mêmes. Ici, c'est un joueur
inconnu (en tout cas pour l'instant…), un amateur, un passionné comme nous
tous, qui analyse avec beaucoup de fraîcheur ses propres parties ! Cela
fait tout le charme de ce livre passionnant. Sa perception du jeu, sa façon
d'expliquer ses propres erreurs, ses plans et jugements de la position souvent
justes (bien que parfois peu académiques et avec lesquels on peut être en
désaccord) apparaissent clairement et cela constitue un document précieux à la
fois pour les jeunes joueurs et pour les entraîneurs.
Vous verrez dans ce recueil de très belles parties,
remplies de combinaisons, un peu, toutes proportions gardées, dans le style de
Tal, le "magicien de Riga" qui sans nul doute aurait aimé feuilleter
ce livre (je crois que je ne manque de respect à personne en disant cela).
Certaines parties sont en effet beaucoup plus intéressantes à regarder que
celles des meilleurs grands-maîtres, surtout lorsque l’on est attiré par le
beau jeu et que l’on cherche soi-même à deviner les combinaisons.
Vous trouverez aussi dans ce livre une grande
quantité d'exercices tactiques issus des parties. Cet élément du jeu étant
primordial dans la force d'un joueur d'échecs, la résolution des problèmes
restera toujours un entraînement très utile et je ne peux que vous encourager à
résoudre ces exercices inédits.
Bonne lecture à tous
Alexei CHERNUSCHEVICH
Maître International et entraîneur au club « Tour Prends
Garde ! » de Besançon
INTRODUCTION DE L'AUTEUR
Editer un recueil de
parties - encore un ! - peut apparaître inutile tant la littérature échiquéenne
est abondante. Pire : une telle entreprise, déjà révélatrice d'une hypertrophie
de l'ego chez les grands champions lorsqu'ils éditent "leurs chefs
d'oeuvre", apparaît carrément ridicule lorsque l'auteur n'est pas lui-même
un grand champion. Et c'est mon cas : je n'ai jamais joué en club, jamais
participé à aucun tournoi, je ne connais pas mon niveau elo. Je ne suis qu'un
joueur occasionnel, passionné d'échecs depuis plus de 15 ans et l'ascension
d'un certain Kasparov ! Et pourtant... les moyens modernes m'ont permis à la
fois de jouer plusieurs milliers de parties (sur internet) et de les analyser.
Pour ce faire, j'ai utilisé le logiciel Fritz
10, fantastique outil qui sélectionne les variantes remarquables, compare
les positions à celles jouées dans les grands tournois (la base de référence
utilisée a été la megabase 2007
éditée par Chessbase), critique les
coups (il est impitoyable !) et introduit des phrases de commentaire (dans un
Français approximatif, certes, mais compréhensible). Il ne restait plus pour moi qu'à faire un
travail de sélection, à ajouter des commentaires personnels, qui détaillent les
quelques idées stratégiques que j'ai été capable de produire au cours des
parties, et… à donner tout cela en pâture à un grand champion pour qu’il
vérifie la pertinence des analyses et des commentaires.
Etant débutant
moi-même, j'ai fait des commentaires accessibles aux débutants et c’est là, je
crois le principal intérêt de ce recueil. J'ai sélectionné des parties où il
"se passe quelque chose d'excitant", en général des combinaisons, que
Fritz couronne d'un ou de deux points d'exclamation. J'ai fait cela bien sûr
avant tout pour garder une mémoire de mes meilleures parties et les partager
avec mes amis passionnés d'échecs. Je l'ai fait aussi parce ce que les
commentaires de parties des principaux livres publiés et magazines d'échecs,
faits par des maîtres ou grands maîtres, sont souvent frustrants car de niveau
trop élevé : certains coups, en apparence incongrus ne sont pas commentés car
ils appartiennent à la théorie des ouvertures ou répondent à des menaces
latentes, évidentes pour eux mais invisibles pour nous. Ici, tout est clair.
Les plans sont basiques (en général attaquer le roi !), les combinaisons n'ont
qu'une petite profondeur de coup (en général moins de 5 coups), et sont donc
faciles à calculer pour les débutants. Leur commentaire se veut didactique. La
première partie du recueil rassemble 174 tests issus des parties commentées. Ils
sont livrés avec le minimum d’indication pour reproduire autant que possible
les conditions « réelles » de jeu. J'encourage le lecteur à essayer
de retrouver les coups gagnants (combinaisons de mat ou gain décisif).
L’explication in extenso est livrée dans le commentaire des parties.
Bonne lecture !
Vincent Di Martino,
Amateur enthousiaste

